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LES RESPONSABLES ASSOCIATIFS NE SONT PAS TOUS CONNECTÉS

Lors d’un atelier de travail avec des délégués d’une grande fédération sportive française, j’ai découvert que tous les responsables ne sont pas connectés et au courant des nouvelles technologies qui leur permettraient de gagner du temps et de l’énergie. Plus surprenant encore, ils sont nombreux à y être indifférents ou pire : hostiles !

J’ai été très surpris de découvrir cela. Mon utilisation au quotidien et dans mes différentes associations des nouvelles technologies m’ont peu à peu fait croire que cette utilisation était, sinon la norme, du moins souhaitée par les autres responsables. 

Or, il n’en est rien.Pour tenter de comprendre pourquoi, essayons de tirer un « profil type » de ces responsables : ils sont généralement actifs, ils ont une bonne maîtrise des outils qu’ils utilisent, ils sont souvent attachés à leurs responsabilités (même s’ils ne le reconnaissent pas tous), ils se méfient des effets de mode pouvant mettre en danger la pérennité de leur association, ils lui consacrent beaucoup de temps, ils sont sollicités sur de nombreuses questions, ils appartiennent souvent à plusieurs réseaux au sein même de leur association.

Les idées fortes qui nous intéressent dans ce « profiling » du responsable associatif, c’est que l’on a à faire à quelqu’un qui maîtrise son environnement et à qui il reste peu de temps libre.

Par ailleurs, on sait que l’utilisation des emails est généralisée, mais que les sites Internet, les blogs et les réseaux sociaux sont encore l’objet d’importantes réticences. Or, c’est justement ces derniers qui sont les plus chronophages. La variable « temps » apporte-t-elle l’explication recherchée ?

Oui, mais pas seulement. Si l’on se place dans la peau de notre responsable : « je maîtrise mes outils et ma communication au sein de mon association, cela me prend déjà beaucoup de temps, quel serait à priori mon intérêt à en passer encore plus pour acquérir des connaissances sur des nouveaux outils dont je ne vois pas trop l’intérêt ? »

Cette question nous permet de mettre en lumière trois éléments importants :
  1. La bonne maîtrise des outils existants ralentit la prise de conscience de la naissance d’un nouveau besoin lié à des apports externes,
  2. Les nouvelles technologies, même les plus accessibles comme les réseaux sociaux, ont un coût d’acquisition qui peut être important,
  3. Certains responsables associatifs sous-estiment les apports que peuvent avoir certaines nouvelles technologies pour leur association et leur propre efficacités car ils ne les connaissent pas.
→ Ces points créent des freins bien connus des théories de conduite du changement et de résistance aux changements (voir également les articles connexes de wikipédia sur les biais cognitifs).

Il existe des solutions pour répondre à ces résistances  :
  1. Ecouter les nouveaux membres, observer les usages émergents, solliciter les idées nouvelles perçues comme pouvant améliorer les choses au sein de votre association,
  2. Déléguers’appuyer sur des personnes qui maîtrisent déjà ces nouvelles technologies pour animer ou créer ces nouveaux espaces et former les responsables à les utiliser,
  3. Essayer soi-même ces nouvelles technologies, étudier leurs fonctionnalités en détail, s’informersur la manière dont les autres associations les utilisent, lire la presse spécialisée. A noter que ce sondage et ce blog ont pour objectif de répondre à ce besoin.
→ Croyez-en mon expérience : le temps que vous passerez à faire cela, est du temps intelligemment investi.

Et vous ? Etes-vous « connecté » ?
Si oui qu’est-ce qui a été déterminant pour en arriver à ça ?
Si non qu’est-ce qui vous freine ?
Partagez vos expériences avec nous !

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