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Salut , pourquoi la vie et l'oeuvre de Voltaire sont elle revélatrice du siecle des lumières ?

Pourquoi la vie et l'oeuvre de voltaire sont elle revélatrice du siecle des lumières ?

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Bonjour Andrea !


J'ai trouvé cet article très intéressant :

Céline OLSZEWSKI, collège les Quatre vents, Guînes.


Le récit se situe dans la première partie du programme d'histoire intitulé « L'Europe et le monde au XVIIIème siècle » qui représente 25% du temps consacré à l'histoire, soit 10 heures.  Le thème 2, étudié ici, s'intitule « l'Europe des Lumières ». Il doit être étudié entre deux et trois heures. Il s'agit de montrer en quoi les philosophes et les savants de l'époque ont remis en cause les fondements religieux, politiques, économiques et sociaux de la société d'ordres.

 

Le programme insiste sur la nécessité de privilégier le cas français et de mener cette étude « à partir de la vie et de l'œuvre d'un philosophe des Lumières ou d'un savant au choix. ». Il s'agit donc d'une entrée à partir de la vie et de l'œuvre de Voltaire. Elle a pour but de montrer en quoi elle est révélatrice de la remise en cause de la société d'ordres à l'époque, puis de généraliser à l'ensemble des philosophes et savants français. La mise en perspective montre les points communs et les originalités de la vie et de l'œuvre de Voltaire par rapport à la philosophie des Lumières. L'objectif est que les élèves soient capables de raconter quelques épisodes de la vie du philosophe et d'expliquer en quoi ils sont révélateurs du siècle des Lumières.

 

La société d'ordres est évoquée à la fin du programme de Cinquième dans le dernier thème consacré à « l'émergence du « roi absolu » ». Il faut donc s'appuyer sur les acquis des élèves. La première heure de cours est consacrée à  l'étude de la vie et de l'œuvre de Voltaire. La deuxième heure interroge la remise en cause de la société d'ordres à l'échelle de la France. L'articulation entre les deux séances peut se faire autour de la problématique suivante : la remise en cause de la société d'ordres par Voltaire est-elle originale au XVIIIème siècle ?

 

Le récit occupe une place importante dans la séance consacrée à Voltaire. C'est celui du professeur, du philosophe étudié mais aussi de l'élève.

La première séance s'ouvre sur le cénotaphe de Voltaire au Panthéon datant du 30 mai 1791. Ce document permet de montrer que Voltaire bénéficie de la reconnaissance de la nation au moment de la Révolution française et permet de poser la question de l'action du philosophe au XVIIIème siècle.

Trois lignes directrices permettent de répondre à cette question : l'étude des idées politiques, sociales et religieuses de Voltaire permet de montrer la remise en cause de la société d'ordres mais aussi ses propositions de réforme. Un deuxième moment  analyse les différents moyens par lesquels Voltaire s'engage contre la société d'ordres. Enfin, l'analyse s'achève sur le problème de la réception des idées voltairiennes.

 

L'étude des idées politiques, sociales et religieuses de Voltaire est menée à partir d'extraits de contes philosophiques parmi lesquelsMicromégasCandideZadig ou l'Ingénu. Ces contes critiquent les abus de pouvoir des rois et des courtisans, les injustices judiciaires, la guerre dans le domaine politique, mais aussi le pouvoir des intellectuels, des nobles et de l'argent. C'est dans le domaine religieux que Voltaire a été le plus loin dans la critique : clergé, superstitions, disputes théologiques et intolérance (censure, exploitation coloniale et guerres de religion) ont été dénoncés.

Voltaire n'a pas véritablement développé de théorie précise sur l'organisation de la société : il esquisse quelques idées sur son fonctionnement. Il refuse les régimes extrêmes et prône un Etat de droit. Il admire la monarchie parlementaire anglaise et affiche ses préférences pour le despotisme éclairé (l' «Eldorado » dans Candide).  Ses conceptions sociales reposent sur la reconnaissance du mérite, le rôle du travail et de la prospérité économique. Enfin, il prône une religion basée sur la simplicité, la tolérance et le respect des valeurs morales.

L'étude de quelques extraits des contes voltairiens permet de voir la fonction du récit : à partir d'un récit fantaisiste, l'écrivain se prononce sur l'époque dans laquelle il vit.

 

Dans un deuxième temps, le professeur s'appuie sur le récit pour montrer l'engagement de Voltaire dans son siècle. L'arme principale du philosophe est l'écriture. L'exemple de l'affaire Calas est particulièrement développé. Le professeur en fait le récit, de l'assassinat de Marc-Antoine le 13 octobre 1761 jusqu'au 9 mars 1765, date à laquelle le père Calas est réhabilité. La publication des pièces originales concernant l'affaire Calas par Voltaire en août 1762 ainsi que le traité sur la tolérance à l'occasion de la mort de Jean Callaspublié en décembre 1763 peuvent servir de source au professeur.

Il s'agit de raconter l'affaire mais aussi de l'expliquer. C'est donc l'occasion de rappeler le contexte religieux et judiciaire de l'époque.

Des documents peuvent illustrer le récit pour le rendre plus vivant : c'est le cas des gravures de Jean-Baptiste Delafosse qui représentent l'arrestation du père Callas ou le malheur de la famille emprisonné, mais aussi de la gravure de Dodd représentant Calas roué place Saint-Georges.

Enfin, l'évocation de la création d'un véritable groupe de soutien comprenant même des souverains comme Frédéric II de Prusse permet de rappeler l'engagement politique de Voltaire en temps que conseiller entre 1750 et 1753 à la cour de ce prince.

 

La séance se termine avec la question de la réception des idées de Voltaire par l'Etat et par la société. Ses idées ont parfois pu être suivies par la monarchie comme pour la fermeture de la compagnie des Jésuites en 1764. Cependant, il fut souvent en porte-à-faux avec le pouvoir. C'est l'occasion de rappeler que ses contes ont pu subir la censure. C'est le cas de Candide à sa sortie. Surtout, la vie de Voltaire est marquée par l'exil à plusieurs reprises : en province en 1716 après qu'il ait publié deux épigrammes contre le régent, dix ans plus tard en Angleterre suite à l'altercation qui l'oppose au chevalier de Rohan. Enfin, Voltaire connaît l'emprisonnement à la Bastille en 1717, comme en atteste le tableau de François Bouchot représentant le philosophe écrivant l'Henriade.

Reste à évoquer la réception de ses idées par la société : il est admiré de son vivant et ses œuvres connaissant un certain succès dans la bourgeoisie et une partie de la noblesse. Il fréquente des lieux de sociabilité comme le café Procope ou le salon de Madame du Châtelet où il confronte ses idées avec d'autres écrivains et philosophes de son temps.

 

La deuxième séance a pour but d'élargir la contestation de la société d'ordres à l'ensemble de la France. La séance peut commencer à partir d'une gravure de Voltaire en compagnie d'autres philosophes dans un salon ou au café Procope. Cela permet de rappeler ce qui a été vu lors de la première leçon et de poser la problématique de la séance : les idées de Voltaire sont-elles partagées par ses contemporains ?

La séance peut s'organiser autour de quelques axes de réflexion. Il s'agit de voir que les idées des Lumières naissent dans les années 1620-1660 d'une révolution scientifique basée sur le primat de la raison et qui s'étend à l'économie, la politique mais aussi la société. Ces idées poussent les philosophes, les écrivains et les économistes à développer une réflexion nouvelle et à intervenir dans la société. L'exemple de Turgot peut être intéressant car il allie un projet de réforme politique et économique.

Dans un deuxième temps, il s'agit de voir comment les idées des philosophes ont été diffusées dans la société française (clubs, sociétés agricoles...) et ont contribué à la naissance d'une opinion publique, notamment dans les villes. C'est l'occasion d'insister sur l'Encyclopédie qui constitue un repère à connaître et à savoir utiliser.

 

L'évaluation des élèves peut porter sur la capacité raconter : raconter l'épisode de l'affaire Callas, le rôle joué par Voltaire et expliquer en quoi cet épisode est révélateur de la remise en cause de la société d'ordres à l'époque des Lumières. Elle peut s'appuyer sur un document qui aide l'élève à organiser son récit à l'aide de quelques questions, voire élargisse le récit à d'autres exemples développés en cours.

 

Bibliographie et webographie :

Joël CornetteAbsolutisme et Lumières (1652-1783), Paris, Hachette, 2005

http://www.voltaire-integral.com/ (l'intégralité des œuvres de Voltaire en ligne)




Source : http://www5.ac-lille.fr/~heg/site_academique/index.phpoption=com_content&view=article&id=378&catid=34&Itemid=7

30 Novembre 2011
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